Pierrette Paule Désy, Fort George, baie James. Une ethnohistoire… (2014)



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Toponymie et variantes

Toponymie originale
ou contemporaine


sur la baie d’Hudson




Great Whale River

Poste-à-la-Baleine

Grande-Baleine

Grande rivière de la Baleine



Whapmagoostui

Kuujjuarapik (inuktitut)

sur la baie James




Fort George/ Tƒesasippi

Shayseppi/ Big River

Grande-Rivière/ La Grande Rivière


Chisasibi

Mailasikkut (inuktitut)

Paint Hills

Old Factory

Nouveau-Comptoir


Wemindji

Eastmain

Eastmain

Rupert House

Fort Charles



Waskaganish

amont de la rivière Rupert




Nemiskau/ Némiscau

Nemaska

L’île et la rivière

Le poste de Fort George (79° de longitude ouest et 53°50’ de latitude nord) est situé sur une île à l’embouchure de la rivière du même nom. L’appellation George a été donnée par la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1837, afin d’éviter la confusion qui régnait à Londres entre Great River (Whapmagoostui, dit aussi Great Whale River) et Big River, le nom en algonquien étant Tƒesasippi et ses variantes 3. [6] C’est le poste le plus septentrional sur la côte orientale de la baie James à 80 km de la Pointe Louis XIV (cap Jones), limite méridionale de la baie d’Hudson 4.

Sa rivière, l’une des plus importantes de la péninsule du Québec-Labrador, prend sa source au lac Nichicun et suit un parcours de 893 km avant de se jeter dans la baie James 5. De tout temps, elle a été empruntée par les autochtones pour remonter dans l’hinterland et redescendre vers la mer. C’est une rivière imposante, au débit accéléré, qui se subdivise en plusieurs chenaux contournant des îlots. En des points de son cours, la navigation est rendue délicate à cause de son courant impétueux et de ses multiples chutes et rapides, qui exigent des opérations périlleuses et de multiples portages. L’hiver n’apporte guère de répit, et il faut attendre la saison tardive pour s’y aventurer en traîneau à chiens, et encore sur une distance réduite, en longeant la rive, car de grandes surfaces en aval ne sont pas encore gelées au mois de janvier. Néanmoins, en cas de nécessité, pour surmonter les obstacles, les passeurs alternent de manière ingénieuse entre embarcation et traîneau, utilisant l’un ou l’autre selon que la rivière est gelée ou courante. À l’embouchure, elle se couvre de glaces en moyenne vers le 12 novembre et l’embâcle se produit vers le 25 novembre. Elle commence à dégeler vers le 15 mai à partir duquel le courant central tente de se libérer ; le soleil et la luminosité aidant, la débâcle complète a lieu autour du 20 mai 6.

L’île n’est pas pour autant isolée puisque la petite rivière du sud, traversable dès novembre, est marquée par une piste de sécurité balisée par des branches de saules que l’on suit pour aller tendre les filets à poissons.

D’environ 9 km en longueur et 3 km en largeur, l’île est formée essentiellement d’alluvions marines. Elle était jadis à peu près complètement boisée, mais un feu en dévasta une partie (le sud) vers 1938 ; les Blancs en déboisèrent une autre partie pour construire leurs demeures, et les autochtones pour le chauffage avant qu’un accord local protège le reste.

Photo 2. p. 6. Départ pour la chasse. À la mi-saison, pendant l’embâcle ou la débâcle, pour traverser les cours d’eau, et en particulier la Chisasibi, les chasseurs posent une embarcation sur le traîneau qui sera tiré par les chiens. (© Photo P. Désy)


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