Pierrette Paule Désy, Fort George, baie James. Une ethnohistoire… (2014)


Partners in Furs: A History of the Fur Trade in Eastern James Bay, 1600-1870



Download 2.56 Mb.
Page51/51
Date27.06.2021
Size2.56 Mb.
1   ...   43   44   45   46   47   48   49   50   51
Partners in Furs: A History of the Fur Trade in Eastern James Bay, 1600-1870. Kingston and Montreal, McGill-Queen’s University Press, 1983.

401 “Fort George Post Journal”, 10 March 1847, B.77/a/21, 1846-47, H.B.C.

402 “Fort George Post Journal”, 27 June 1846, B.77/a/20, H.B.C.

403 “Fort George Post Journal”, 22 July 1847, B.77/a/22, H.B.C.

404 Ibid.

405 “Fort George Post Journal”, 11 Feb. 1847, B.77/a/21, 1846-47, H.B.C.

406 Ibid.

407 “Fort George Post Journal”, 18 & 19 May 1847, B.77/a/21, 1846-47, H.B.C.

408 Citons, pour l'exemple, les infections suivantes : diphtérie, typhoïde, scorbut, choléra, variole, rougeole, pneumonie, tuberculose, et encore la tularémie d’origine zoogénique qui, d'après les symptômes, serait peut-être responsable. Cf. Agence de la santé publique du Canada.

409 “Fort George Post Journal”, 20 July 1847, B.77/a/21, 1846-47, H.B.C.

410 Ibid., 10 March 1847.

411 Ibid., 6 April 1847.

412 “Fort George Post Journal”, 11 January, 6 February & 12 February 1845, B.77/a/19, H.B.C.

413 “Fort George Post Journal”, 31 Dec. 1864, B.77/a/35, H.B.C.

414 Donald Gillies, “Report on the Trade at Great Whale River”, Outfit 1890, H.B.C. Renseignement communiqué par A.M. Johnson, archiviste à la H.B.C., Londres dans une lettre du 1er décembre 1964.

415 “Fort George Post Journal”, 27 June 1847, B.77/a/21, H.B.C.

416 “Fort George Post Journal”, 12 Dec. 1844, B.77/a/19, 1844-45, H.B.C.

417 Ibid., 14 March 1844.

418 “Fort George Post Journal”, 16 Jan. 1845, B.77/a/19, 1844-45, H.B.C. Le mot « plantation », en anglais dans le texte, étant pris dans le sens historique d’un établissement de la colonie.

419 Ibid.

420 “Fort George Post Journal”, 8 October 1844, B.77/a/19 1844-45, H.B.C.

421 « Quelquefois après cette pluie, il arrive un intervalle de calme & de chaleur, appelé l'Été Sauvage ; ce qui l'indique, c’est la tranquillité de l'atmosphère, & une apparence générale de fumée. » German Flats, 17 janvier 1774, Hector St. John Crèvecœur, Lettres d’un fermier américain, vol. I, Cruchet, Paris, 1787.

422 “Fort George Post Journal”, 28 July 1851, B.77/a/26, 1851-52, H.B.C.

423 La Church Missionary Society, fondée en 1799 en Angleterre, devint une organisation tentaculaire avec des missions outre-mer. À partir de 1895, on trouve une Church Missionary Society canadienne autonome qui envoie des pasteurs à l’étranger. Cent ans plus tard, la direction confiait les responsabilités à l’Église d’Angleterre établie au Canada, et en 1920 se retirait définitivement.

424 Rapporté par John S. Long, “Rev. Edwin Watkins : Missionary to the Cree: 1852-1857”, Papers of the Sixteenth Algonquian Conference, William Cowan, ed., Carleton University, Ottawa, 1985, pp. 91-117. Note : au sujet des missionnaires de l’Église anglicane en la baie James, John S. Long a publié une série de textes essentiels.

425 Les ministres wesleyens appartiennent à l’Église méthodiste fondée en 1729 par John Wesley.

426 Pour plus de détails, voir l’article de John S. Long, “The Reverend George Barnley and the James Bay Cree”, The Canadian Journal of Native Studies, vol. VI, no 2, pp. 313-331, 1986. Après son départ en 1847 de Rupert House, Barnley fut remplacé par l’évêque Horden.

427 “Fort George Post Journal”, Thomas Corcoran, 8 February 1841, B.77/a/15, 1840-41, H.B.C.

428 Ibid., 20 March 1841. Ou kabloonak, nom donné à ceux qui ne sont pas Inuit.

429 Ibid., 15 April 1841.

430 “Fort George Post Journal”, John Spencer, 8 July 1846, B.77/a/21 1846-47, H.B.C.

431 Ibid., 6 August.

432 Ibid.

433 Ibid., 11 August.

434 John McLean, op. cit., vol. 2, 1849, pp. 287-288.

435 Op. cit., 1985.

436 Ibid.

437 Notice biographique tirée des archives de la Compagnie de la Baie d'Hudson. L’histoire d’Albert One-Eye ayant été déjà exposée, nous réservons ici les grandes lignes à Fort George, et renvoyons le lecteur au titre suivant : François Trudel, « Albert One-Eye : un Inuk à l’emploi de la Compagnie de la Baie d’Hudson (1841-1849) », Ethnohistoire et territoire, Recherches amérindiennes au Québec, vol. 19, no 1, pp. 52-62, 1989.

438 “Fort George Post Journal”, 14 May 1841, B.77/a/15, 1840-41, H.B.C.

439 “Fort George Post Journal”, Thomas Corcoran, 14 May 1841, B.77/a21, H.B.C.

440 Op. cit., vol. 2, p. 133.

441 Rae, chirurgien diplômé de l’Université d’Édimbourg et fameux explorateur, prit la tête de plusieurs expéditions dans l’Arctique afin d’en connaître la topographie. En 1848 et 1849, il entreprit deux expéditions, l’une associée à Sir John Richardson, pour retrouver Franklin dont les navires « Erebus » et « Terror » venaient de disparaître avec 139 hommes. Voir Owen Beattie et John Geiger, Frozen in Time: The Fate of the Franklin Expedition, Saskatoon, Western Producer Prairie Books, 1987 et Ken McGoogan, Fatal Passage : The Story of John Rae, the Arctic Hero Time Forgot, Harper Collins, Toronto, 2002.

442 “Fort George Post Journal”, B.77/a/25, 29 April 1851, p.18d, H.B.C. Les prénoms chrétiens, tels Albert et Peter, ont été donnés par les missionnaires.

443 Ibid., B.77/a/25, 14 May 1851, p. 19d.

444 Ibid., B.77/a/28, p 14.

445 The Reverend Egerton Ryerson Young, On the Indian Trail, Stories of Missionary Work among Cree and Salteaux Indians, chap. V, Toronto, 18__, e-book Gutenberg.org.

446 Arthur Lewis, The Life and Work of E.J. Peck Among the Eskimos, Hodder and Stoughton, London, 1904.

447 Edmund J., Peck, Across Labrador: Notes of a Journey from Whale River to Ungava Bay, Church Missionary Intelligencer and Record, LL, London, 1886.

448 Frédéric Laugrand, Jarich Oosten, François Trudel, eds, Apostle to the Inuit: The Journals and Ethnographic Notes of Edmund James Peck, The Baffin Years, 1894-1905, University of Toronto Press, Toronto, 2006.

449 Le père Damase Couture vivait à Fort George lors de nos séjours.

450 Entré au service de la Compagnie de la Baie d’Hudson en 1857, au moment où John, son père, se retirait, Miles Spencer fut chef de poste à Fort George de 1877 à 1899. Né en 1840, il mourut de la grippe espagnole en 1919 à Southampton, Ontario. Cf. Notice biographique tirée des archives de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

451 “Annual Letters of the Missionaries for the Year 1903”, C.M.S., p. 726.

Nota. À titre de comparaison, les rapports envoyés à Ottawa par les agents des Affaires indiennes en 1912 font état d’affections générale dans la population. Les Montagnais de Mingan « seraient en assez bonne santé », quoique, sur 155 individus, une épidémie de grippe ait causé la mort de quatre adultes et cinq enfants. Chez les 720 Montagnais des environs de Sept-Iles, la situation paraît sombre ; la chasse rapporte de moins en moins. Beaucoup sont minés par « la tuberculose et la phtisie », sans compter une épidémie de rougeole qui a sévi pendant l’automne de 1911. Seize personnes sont décédées : sept de la tuberculose, trois de la rougeole et six de maladies infantiles. Department of Indian Affairs, Annual Report of the Department of Indian Affairs for the Year Ended March 31 1912, Sessional Paper No. 27, Dominion of Canada. Ottawa, 1913, pages 52-56.



452 L’interdit sur les jeux n’était pas encore complètement levé. Pour mémoire, un dimanche soir, nous proposâmes à des femmes de jouer aux cartes. Celles-ci acceptèrent et plus tard, devant une tasse de thé, la première dit en riant : « C’est la première fois de notre vie que nous jouons aux cartes le dimanche. » La deuxième continua : « Je n’en suis pas fâchée, après tout est-ce un péché ? » La troisième ajouta : « Et puis, j’ai bien vu la femme du pasteur qui tricotait ! ». Elles n’avaient pas vraiment tort si on se rapporte à « La Loi sur le dimanche ». Observons que les interdits le dimanche relevaient d’une tradition qui remonte à Charles 1er : An Act for punishing divers abuses committed on the Lord’s Day et le Codex juris ecclesisastici anglicani. La « Loi sur le dimanche » se retrouve dans de nombreux pays occidentaux et est appliquée différemment selon les mœurs. Au Canada, elle fut abolie en 1985 parce qu’elle contredisait la Charte des droits et libertés en prohibant les activités commerciales le dimanche. Pour plus de détails : Cf. Encyclopédie canadienne.

453 “Extracts from Annual Letters, 1899”, C.M.S., p. 169.

454 Ibid., 1898, p. 587.

455 “Annual Letters of the Missionaries for the Year 1903”, p. 727, C.M.S.

456 Ibid., 1902, p. 721.

457 “Extracts from Annual Letters, 1899” , C.M.S., p. 170.

458 “On learning of the conduct of the people he gave them a sound rating and besought them to relinquish the practice. They assented, and sent the second wives away until the missionary was out of the country, and then they took them back.” Lucien Turner, Ethnology of the Ungava District, Hudson Bay Territory, Bureau of American Ethnology, Washington, D.C., pp. 161-350, 1894, pp. 182-83.

459 Ibid.

460 “Extracts from Annual Letters, 1897”, C.M.S., p. 635.

461 Ibid., 1902, C.M.S., p. 720.

462 On ne peut rentrer ici dans une analyse approfondie sur les croyances religieuses puisque ce n’est pas le but de notre travail.

463 La Société Revillon Frères avait son siège social à Paris, rue La Boétie, jusque dans les années 1980.

464 Voir P. Désy, « Ascension et déclin de Revillon Frères au Canada », in Le castor fait tout, sous la direction de Bruce G. Trigger, Toby Morantz et Louise Dechêne, 5e conférence nord-américaine sur la Traite des fourrures, Montréal, 1985, pp. 518-565. Nous avons repris les grandes lignes et des passages de notre texte sur Revillon.

465 Dès janvier 1964, j’avais bien essayé de consulter les archives de Revillon. Après avoir rendu visite au siège de la société, je fus convoquée en février à une conférence « sur la part que Revillon a prise dans l’expansion du Canada » à l’issue de laquelle un repas fut servi en compagnie de Monsieur Mazerand, le président, et Madame Revillon, qui m’offrit quelques photos, dont celle de Gaston Hérodier. De retour à Fort George, je m’empressai de les offrir à son fils Ernest qui s’en montra très touché puisqu’il n’avait jamais eu l’occasion de voir son père. Malheureusement, mes démarches n’aboutirent pas puisqu’en juillet de la même année, je reçus une lettre disant que les « archives que vous désirez compulser ne sont pas accessibles pour le moment ». J’aurais dû insister, car des années plus tard, en février 1981, lorsque le P.-D.G., Monsieur Daniel Lebard, me donna l’autorisation, les cartons, dont je pus enfin consulter le contenu, se trouvaient au deuxième sous-sol de l’immeuble, rue de La Boétie. D’autres étaient dispersés ou introuvables après que la compagnie eut changé d’immeuble. Malgré cette longue attente, les données recueillies furent précieuses.

466 Thierry Mallet, “James Bay and Hudson's Bay Trip. Summer 1920”, p.48. David Louttit mourut à Fort George en 1960. Jusqu’à cette date, il tenait un petit magasin indépendant, le seul sur place à exister, mis à part celui de la Compagnie de la Baie d'Hudson.

467 Lettre du 11 mars 1924, Montréal.

468 Cf Louis Romanet, “Herodier”, The Beaver, H.B.C., March 1930, pp. 394-95.

469 In Charles Elton, Voles, Mice and Lemmings, Oxford 1942 [reprint, 1965], p.368. Note : Anderson, auteur de Fur Trader’s Story, fut longtemps gérant général de la Compagnie de la Baie d’Hudson dans la baie James.

470 Thierry Mallet, “James Bay and Hudson's Bay Trip. Summer 1920”, p. 8.

471 C. Elton, op. cit., p. 419.

472 P. Désy, «Les Indiens du Nouveau-Québec», De l'ethnocide, 10/18, Plon, Paris, 1972, p.261. Note : on pourrait ajouter à cela que cette notion appartient aussi à des champs historiques rigoureusement différents. Cf. M. Dobb, Studies in the Development of Capitalism, Routledge Paperback, London, 1967.

473 Ibid., p. 261 et passim.

474 C.K. Leith and A.T. Leith, A Summer and Winter on Hudson Bay, p. 47.

475 “Annual Letters for the Year 1904”, C.M.S., p. 727.

476 Ibid.

477 Ibid., 1905, C.M.S., p. 252.

478 Mallet, op. cit., 1920, p.5.

479 Ibid., p. 9.

480 Ibid., p. 29. Note : observons que c'est le 6ème voyage de Mallet à la baie James.

481 Ibid.

482 Marcel Sexé, Histoire d'une famille et d'une industrie pendant deux siècles, 1723-1923, Plon-Nourrit & Co, Paris, 1923.

483 J’étais de retour à Fort George alors que Hydro-Québec avait déjà entrepris ses travaux sur la Grande Rivière. À quelqu’un qui voulait savoir d’où je venais, un autochtone répondit que j’étais « from Paris ». Après que j’eus protesté insistant sur mon identité québécoise, on m’assura que c’était mieux, car ainsi j’allais m’éviter des ennuis.

484 Le dernier avant-poste, celui de la Kanaapskow (Caniapiscau), a été fermé vers 1960. Il était administré par Josie Sam, un Cri de Fort George employé de la Compagnie.

485 Nos remerciements vont à Mme A. M. Johnson, de la H.B.C à Londres, qui a bien voulu nous communiquer ces renseignements concernant les archives de 1931-32. Par ailleurs, au cimetière de Moosonee, on trouve la pierre tombale de Louis Martineau, né en 1884, mort en 1942, époux de Marguerite Louttit. Cf. paullantz.com/Moosonee-Monuments.

486 Op. cit., 1920, p.65.

487 Lettre de S.H. Coward à Mallet, Esq., New York, 15 mai 1920.

488 Les paragraphes qui suivent sont tirés de lectures ou de discussions menées lors de nos séjours. Ils sont donc limités dans le temps.

489 Gaston Carrière, Les Missions Catholiques, 1957, p. 192. En 1845, Nicolas Laverlochère, un Oblat, s’était rendu à Albany.

490 Albany, situé sur la côte ouest de la baie James.

491 Gaston Carrière, op. cit. p. 74.

492 Ibid., p. 193.

493 Des décennies plus tard, après l’arrivée des Évangélistes, je vis le missionnaire catholique brandir une reproduction d’un tableau de Luther en le comparant à Lucifer. Que pouvaient donc penser les gens d’une telle analogie, aussi absurde qu’intemporelle ? Mais ce n'était guère nouveau puisque, contre l’avis d’employés de Revillon, le père Boisseau se fit livrer par l’entremise de la compagnie un ouvrage sur Luther. Cf. Lynda Harris, Revillon Frères Trading Company Limited. Fur-Traders of the North, 1901-1936, Study conducted under the auspices of the Ministry of Culture and Recreation for the Ministry of Natural Resources, Northern Region, ms., p. 165.

494 Le terme « mitaine », déformation de meeting, désignait également l’Église anglicane ou protestante. Il était utilisé notamment autrefois à la campagne.

495 Cette habitude continue d’exister d’après notre expérience du Premier de l’An 1966.

496 C’est là une interprétation toute personnelle ; la rivalité sur le plan religieux était loin d’être terminée. Cependant la trêve était accordée entre les deux partis.

497 L’arrivée des animaux domestiques suscita une grande curiosité chez les habitants des lieux bien qu’un siècle plus tôt, la chose fût courante avant d’être oubliée. En 1965, l’unique truie fut dévorée par une meute de chiens.

498 Depuis 1920, l’école était obligatoire pour tous les enfants et, à partir de 1929, le ministère des Affaires indiennes donnait à l’Église la responsabilité des écoles. Le scandale des écoles résidentielles au Canada, où des exactions furent commises à l’endroit d’élèves autochtones, éclatera des décennies plus tard, faisant l’objet de compensations financières ainsi que l’établissement d’une Commission d’enquête.

499 « Le gibier fait les délices de nos tables ; c'est une nourriture saine, chaude, savoureuse, de haut goût… » écrivait Brillat-Savarin , Physiologie du goût, 1826, p. 39.

500 Le pensionnat n’existant pas encore à Fort George, de courts rapports écrits à l’intention du département des Affaires indiennes par les directeurs de postés dans la région sont éloquents, Dans l’un, le père L. Carrière, d’Albany, écrit que l’école de la Mission compte quatorze garçons et vingt filles à qui on enseigne d’un côté l’agriculture et la menuiserie et de l’autre la couture et la cuisine. « En général, leur santé est très bonne, mais l’enfermement dont ils sont l’objet leur est pénible quoiqu’ils s’y habituent après quelques mois » Et plus loin, il ajoute que les épidémies les plus fréquentes sont « la consomption et le scorbut ». On compte environ de 30 à 40 écoliers sous la tutelle d’une sœur Grise qui enseigne l’anglais, et de deux pères Oblats, l’un qui enseigne l’algonquin, et l’autre les fondements moraux et religieux. Plusieurs des ex-élèves sont devenus interprètes ou commis auprès de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de Revillon Frères. D’autres retournent piéger pendant l’hiver et rentrent au printemps afin de passer l’été au poste à l’emploi des compagnies. “The Report of Rev L. Carrière, O.M.I., Principal of the Port Albany Boarding School, Albany, James Bay, Via Cochrane, Ont. for the Year Ended March 1912”, Department of Indian Affairs, Annual Report of the Department of Indian Affairs for the Year Ended March 31 1912, op. cit., 1913, pp. 514-515.

Dans l’autre, le Révérend Haythornthwaite, de Moose Factory, déplore la rareté de viande fraîche bénéfique à la santé des enfants. « La viande d’orignal, notre nourriture principale, est devenue rare depuis une douzaine de mois. En conséquence, nous avons dû nous rabattre sur des salaisons. À ce rythme, les enfants tombent vite malades » Tandis que les garçons sont initiés la menuiserie, la peinture en bâtiment, les filles apprennent la broderie, le tricot, la lessive et le ménage. On instruit les deux sexes à la « théorie de l’agriculture ». Ils reçoivent l’enseignement religieux, une demi-heure le matin, en plus d’assister aux services deux fois le dimanche. “The Report of the Rev. W. Haythornthwaite, Principal of the Boarding School, Moose Fort, James Bay, Ont., for the Year Ending March 31”, 1912”, op. cit., 1913, pp. 515-516.



501 A.P. Low, “Report on explorations in the Labrador Peninsula, along the East Main, Koksoak, Hamilton, Manicuagan and portions of other rivers, in 1892-83-94-95”, Annual Report Geological Survey of Canada, Ottawa, 1895. In Charles Elton, op. cit., p. 364.

502 Ibid., p. 363.

503 Ibid., p. 364. Pour plus de détails sur le caribou à cette période de l’histoire, nous renvoyons le lecteur au chapitre XVIII, “Caribou Herds and Modern Trade”, de l’ouvrage de Charles Elton.

504 Lucien Turner, op. cit., p. 279.

505 Lucien Turner, “Letters”, Dartmouth College, N.–H., (Stefansson Collection).

506 Charles Elton, op. cit., p. 368.

507 Extraits tirés du journal de Donald Gillies à propos du caribou, Great Whale River, années 1890-1898 (Lettre du 6 septembre 1964 envoyée par Madame A.M. Johnson, de la H.B.C. à Londres). Cf. C. Elton, op. cit. pp. 365-366.

508 W. G.Walton, Life Conditions of the Native Races of the East Coast of Hudson’s Bay, as told in Memoranda and Correspondence between Rev. W. G. Walton of Fort George and the Dominion Government (By Spectator), 1921, p. 7.

509 Charles Elton, op. cit., p. 366.

510 Ibid. p. 385-386.

511 Walton, W. G., op. cit., p. 19.

512 “Annual Letters for the Year 1902” , C.M.S., p. 720.

513 Walton, W. G., op. cit., p. 5.

514 Ibid., p. 6.

515 Ibid., p. 11. Nota : on aura remarqué que très souvent, on parle de « baie d’Hudson », mais qu’il s’agit en réalité de la baie James.

516 Walton, W. G., op. cit., p. 15.

517 Ibid., p. 19.

518 The James Bay Treaty, Treaty No. 9 (Made in 1905 and 1906 and Adhesions Made in 1929 and 1930. Ce traité concerne les populations autochtones du nord de l’Ontario, de la frontière Ontario-Québec, de la côte est de la baie James, et non celles sises sur la côte ouest, dont Fort George.

519 Treaty 9 - James Bay Attempt by Reverend W.G. Walton to Instruct Indians of the Treaty 9 Area In Methods Of Deep Sea Fishing, 1918-1919.

520 The James Bay Treaty, p. 19.

521 Walton, W. G., op. cit., p. 5. Note : le prétendu succès des pêcheurs terre-neuviens semble assez douteux quant à la pêche à la morue.

522 Il suffit de regarder les catalogues de Revillon à l’époque pour reconnaître la beauté intrinsèque et hautement luxueuse des collections.

523 Cf « La mode étant l'imitation de qui veut se distinguer par celui qui ne veut pas être distingué, il en résulte qu'elle change automatiquement. Mais le marchand règle cette pendule. », écrivait Valéry dans Rhumbs.

524 Au moins à une occasion, Revillon devra payer une amende de 2 000 dollars. Cf Mallet, op. cit., 1920, p.65.

525 Renseignement communiqué par M. Morissette, alors biologiste au ministère des Affaires indiennes à Québec.

526 Mme Watt a joué un grand rôle dans cette affaire ; nous l’avons rencontrée à Rupert House (Waskaganish), où elle continuait de résider.

527 Parallèlement dans les années 1940, quelque cinquante castors furent introduits en Terre de Feu afin d’établir des colonies destinées au commerce de fourrures, mais l’initiative eut des conséquences incontrôlables, car les castors, se multipliant à une folle allure, allèrent jusqu’à traverser le détroit de Magellan vers la Patagonie.

528 « Rapport Ninaud, 1906 », Archives Revillon.

529 Zibelines qui furent retirées de la vente à cause de leurs mauvais état. Lettre de J.-M. Revillon à Jean Revillon, le 4 mai 1926, Archives Revillon.

530 Mallet, « Rapport Irbit », février 1914 et V. Revillon, “Revillon Trading Posts in Canada and Siberia, 1918-1919”, p.21, Archives Revillon.

531 Elton, op. cit., p. 255.

532 réf. MG1, B25, Archives publiques du Canada.

533 Ibid.

534 D’après les archives du Musée de l’Aviation à Ottawa, le premier vol aurait eu lieu en 1920. Lynda Harris écrit qu'en 1920, un hydravion se posait dans le sud de la baie James devant le poste de Revillon à Moosonee, avec à son bord deux cinéastes à l'emploi d'une firme ontarienne “Aero Film Co”. Cf. op. cit., 1976, p. 108.

535 Ils s’apprêtaient à survoler l’Arctique grâce à des haltes échelonnées tout au long du trajet. Partis de Long Island le 27 juillet, ils atteignirent Tokyo le 26 août.

536 Père Couture, communication personnelle.

537 “The Bulletin”, Canadian Airways Ltd, p. 15.

538 On ne peut passer sous silence le scandale des pensionnats qui a fait l’objet, d’une commission d’enquête. Les résultats encore partiels ont donné lieu à des compensations financières. Cela dit, une amie autochtone avouait que tout cela était bien peu et bien tard, son mari venant de décéder.

539 Cf. tableau sur les rations. Un homme, appartenant à une localité située plus au sud, nous rapporta que l’interprète comprit mal l’explication du fonctionnaire en question, et traduisit que ceux des chasseurs qui prendraient l’avion auraient de plus le double de rations. Ce que l’on fit allègrement.

540 Une étape importante pour la petite histoire, mais qui engendrait des malentendus : en effet, beaucoup de gens étaient persuadés, du point de vue géographique, qu’ils étaient en Ontario puisque les communications se faisaient par cette province.

541 Loi sur les Indiens, Article 73, p. 24.

542 Les populations autochtones relèvent en principe du gouvernement fédéral, mais ce n’est qu’après 1948 qu’il prend des mesures notables à l’endroit des habitants de Fort George. Les autres groupes ne sont donc pas ici concernés.

543 Le nom, Direction générale du Nouveau-Québec, fut changé en 1978 par Secrétariat des activités gouvernementales en milieu amérindien (SAGMAI) et, en 1987, par Secrétariat aux affaires autochtones.

544 Des histoires circulaient d’ailleurs à son sujet plus ou moins apocryphes, mais qui en disaient long sur le rôle qu’on lui attribuait. Un jour, quelqu’un arriva avec une histoire horrible qu’on se répétait. Un agent des Affaires indiennes serait allé à Grande rivière de la Baleine chercher dans les bois un autochtone qui vivait une crise d’angoisse. À l’aide de deux Amérindiens, il l’aurait enserré dans un filet de sorte que l’homme mourut pendant la nuit. Pour faire bonne mesure, on ajoutait que l’agent en aurait bien ri. De plus, au mépris des quotas, il aurait dit aussi aux chasseurs de tuer tous les castors qu’ils voulaient tout en leur donnant un supplément pour les rations alimentaires. Ce qui signifiait que le magasin de la Compagnie pourrait se procurer des peaux de castor sur-le-champ et à un prix inférieur au détriment de la politique de quotas instaurée par le Québec.

545 Cette histoire scandaleuse finit par être connue et dénoncée. En 2008, les survivants des Inuit exilés à Grise Fjord recevront une compensation de 10M$ ainsi qu’une demande de pardon. Alors qu’on avait promis aux exilés des maisons en ce lieu glacial du haut Arctique, le point le plus septentrional habité par les Inuit canadiens, lorsqu’ils arrivèrent, en plus de la rareté du gibier, ils ne trouvèrent aucune structure d’accueil.

546 Cela n’est qu’un exemple, bien que le fait ait été assez fréquent pour toutes sortes de raisons, dans le Nord canadien.

547 The Changing Culture of an Indian Tribe, Capricorn Books, New York, 1966, p. xxiii.

548 Fort McKenzie fut fermé en 1947 ; les Naskapis et les Innus fréquentèrent Fort Chimo jusqu’en 1956.

549 À ce sujet, même si les habitations n’étaient pas idéales, elles pouvaient être pires ailleurs. En septembre 1965, nous avions dû attendre un avion pour la baie dans la petite ville minière de Matagami, en Abitibi. Nous étions en compagnie d’un homme de Fort George qui revenait de son premier voyage dans le sud. Nous allâmes visiter une communauté autochtone aux abords de la ville, où les gens vivaient dans une grande misère matérielle. Cet homme se déclara fort choqué par ce qu’il vit et dit que « jamais il ne pensait que cela pouvait exister en dehors de la baie ». Il s’estima heureux de pouvoir regagner Fort George.

550 Nous remercions M. Scott, gérant de la Compagnie, qui nous a permis d’assister à la préparation des rations.

551 Voir note, chapitre. XII.

552 Asen Balikci, Relations inter-ethniques à la Grand Rivière de la Baleine, baie d’Hudson, 1957, Musée national du Canada, Bull. 173, Ottawa, 1961 ; John J. Honigmann, « Intercultural Relations at Great Whale River », American Anthropologist, Washington, Vol. 54, no 4, pp. 519-522, 1952 et « Social Network in Great Whale River », National Museum of Canada, Bull. no 178, 1962 ; William D. Johnson, « An Exploratory Study of Ethnic Relations at Great Whale River », Northern Co-ordination and Research Centre, Department of Northern Affairs and National Resources, Ottawa, 1962 ; Willard B. Walker, Acculturation of the Great Whale River Cree, Master’s degree, University of Arizona, 1953.

553 Auteur entre autres de Les Rites de Chasse chez les peuples sibériens, Gallimard, Paris, 1953.

554 Ernest Hérodier, de Fort George, était le fils de Gaston Hérodier, de Paris. Voir le chapitre XI.

555 « The Hunting Group-Hunting Territory Complex among the Mistassini Indians », National Museum of Canada, Ottawa, Bull. No 195, 1962.



Share with your friends:
1   ...   43   44   45   46   47   48   49   50   51




The database is protected by copyright ©essaydocs.org 2020
send message

    Main page