Pierrette Paule Désy, Fort George, baie James. Une ethnohistoire… (2014)



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Méthode

À partir des archives et de séjours sur place, j’ai cherché dans ce travail à décrire la communauté de Fort George ou Tƒesasippi (aujourd’hui Chisasibi sur la rive opposée), anciennement Shayseppi (mots qui signifient tous Grande Rivière), situé sur la baie James. L’époque où je fis mes recherches est ponctuée par des éléments de transition oscillant entre tradition et novation, la première définie par la pratique structurée des activités de chasse et pêche autour desquelles s’articulait le commerce des fourrures, et la seconde prégnante d’incertitudes, où l’inéquation entre l’abondance des uns et les besoins des autres laissait supposer que, tôt ou tard, il faudrait résoudre la maldonne.

Dans ce cas, je ne parle pas des constructions colossales d’Hydro-Québec sur la Grande Rivière, en amont de Fort George, puisque nous sommes des années précédant ce bouleversement, mais à des signes qui me firent écrire, peut-être imprudemment au vu du futur, que, sans modifications institutionnelles, la société ferait partie du lumpen-prolétariat, défini par l’exploitation sans compensations justes qui était faite des autochtones. Ce constat, beaucoup moins illusoire qu’il n’y paraît aujourd’hui, découlait du contraste entre, d’un côté, les Euro-Canadiens installés sur place et, de l’autre, les autochtones. Les premiers bénéficiaient d’avantages pécuniaires et jouissaient de toutes les commodités, y compris pour certains une résidence secondaire et rudimentaire en forêt pour y passer le week-end (ce qui à mes yeux représentait la quintessence de la petite-bourgeoisie). Les seconds, du moins ceux qui n’étaient pas repartis sur leur territoire de chasse, vivaient dans des maisons au confort élémentaire, surtout en hiver quand le vent soufflait, peinaient et recevaient le minimum et, comme je le raconte tout au long des chapitres, étaient tributaires de dettes contractées auprès de la Compagnie de la Baie d’Hudson de sorte qu’au lieu, non pas de s’enrichir car la question n’était pas là, mais plutôt de vivre de manière que les pratiques de la chasse et de la pêche leur permettent de le faire décemment. Les années étaient assombries notamment par le prix instable des fourrures (voir tableau I). Suivant les prémisses énoncées dans l’ouvrage, c’est-à-dire les fluctuations du marché des fourrures et la transformation de l’environnement écologique et économique, les événements révélaient l’impasse dans laquelle la population autochtone était engagée à son détriment. Cependant, il était tellement évident que quelque chose allait se passer, ce quelque chose qui participait à la fois du discours ambiant, du désenchantement que certains exprimaient devant l’injustice, que je me refusai d’écrire, en guise de protestation, une conclusion formelle, comme je l’explique dans la postface.

En dépit des modes de production et d’échange ponctués par le commerce des fourrures inséré aux activités traditionnelles, dont je décris les principales étapes dans le temps, la société continuait de vivre en corrélation avec l’environnement, c’est-à-dire la mer et la forêt d’où elle tire sa principale subsistance. Cependant, l’endettement, puisque pour rendre il faut avoir reçu, embrouillait la situation. C’est à cette question que je m’attachai de répondre par une lecture attentive des journaux de la Compagnie de la Baie d’Hudson et par des observations directes.




Terrains

À mon arrivée dans le Nord, je m’étais installée d’abord à Whapmagoostui (Grande rivière de la Baleine) sur la baie d’Hudson, où vivent deux communautés autochtones (Cris et Inuit) et, de façon transitoire, deux communautés anglophones et francophones, dont les populations grossissaient, selon le cas, pendant les mois d’été ou d’hiver, qu’ils fussent chasseurs, élèves et étudiants, chercheurs, instituteurs, fonctionnaires du gouvernement fédéral et provincial ou techniciens rattachés à la ligne de radar Mid-Canada (fermée en 1965). Cela faisait beaucoup de va-et-vient et de monde, de sorte que les rapports conflictuels, sans être forcément ouverts et universels, existaient en sourdine. Pour quelqu’un qui aurait voulu étudier ces phénomènes, l’endroit était privilégié, sauf que ce n’était pas mon intention, d’autant plus que des travaux sur les relations inter-ethniques avaient déjà été réalisés sur place par plusieurs auteurs, à commencer par Honigmann, Balikci et al. 552. Il me semblait alors que sur ce thème, il n’était pas nécessaire d’en rajouter au niveau local. Un thème, en passant, qui prédomine à notre époque et provoque des postures sémantiques sous la forme de commissions et d’enquêtes. Quant au paradigme subjectivité/objectivité, il me paraissait insoutenable dans les circonstances, et sans grand intérêt d’ailleurs. Vraiment, après avoir vécu avec les Innus à Schefferville, fait un stage éclairant sous la direction d’Éveline Lot-Falck 553 au département des Arctiques (musée de l’Homme), je voulais mieux connaître la vie des peuples chasseurs.

En revanche, en restant à Whapmagoostui, je ne pouvais échapper à la réalité mouvante, car la politique québécoise était enfin inscrite au cœur du sujet, le gouvernement provincial entendant y établir une autorité administrative —en contrepartie de l’autorité fédérale— qu’il avait négligé d’assumer jusque-là. En dehors de la dynamique qu’elle introduisait en animant les rapports, parfois délicats entre anglophones et francophones, elle altérait forcément ceux avec les autochtones. Ces derniers, malgré eux, auraient-ils dû prendre parti ? Les relations entre Cris et Inuit n’étant pas toujours nécessairement au beau fixe, ils n’avaient nul goût de se mêler de celles des autres bien que, d’après mon expérience sur place, ils fussent sollicités.

Toujours est-il que j’avais planté ma tente dans une sorte de no man’s land entre les deux communautés autochtones, ce qui a posteriori se révéla une fort mauvaise idée puisque je n’étais ni d’un côté ni de l’autre, tout en étant Québécoise, ce qui, bon gré mal gré, avait une valeur métaphorique ancrée dans le réel. Rattachée à une équipe, cela eût eu une autre signification, mais j’étais seule et volontairement seule. Il arriva après une courte absence de trouver de la boue sur le toit de ma tente, message direct qu’il fallait bien interpréter quoique ce fût là le seul signe tangible hostile mis à part des avertissements d’un côté autochtone de me méfier de l’autre côté, et inversement. Bref, ce n’était pas moi qui faisais problème, mais la personne qu’on soupçonnait d’être fonctionnaire ou chargée de mission.



En attendant, je recevais des conseils non sollicités de la part de gens qui, avec les meilleures intentions du monde, forts d’une expérience pourtant modeste, s’autorisaient néanmoins à résoudre sur-le-champ la « question » autochtone : je pensais de plus en plus à changer d’air. Après avoir discuté avec un pilote de brousse, membre d’une confrérie certainement la mieux placée pour observer l’horizon par un autre bout de la lorgnette, toujours est-il qu’il me parla de Fort George, sis dans une île à l’embouchure de la Grande Rivière, dont il disait le plus grand bien et où les Blancs étaient peu nombreux, de sorte que les autochtones vivaient dans un cadre moins contraignant, de mon point de vue, évidemment. Il me proposa de m’y emmener lors d’un prochain voyage. Ce qui fut dit fut fait et, quelque temps plus tard, au crépuscule, je me retrouvai seule assise sur les bords de la Grande Rivière, le sac à dos à mes côtés, sans trop savoir ce qui allait m’arriver et sans trop m’inquiéter, car j’étais dans ce passage de la vie où l’on se croit encore « invincible ». Une femme ne tarda pas à me signaler de la suivre. Et c’est ainsi que mon premier séjour à Fort George commença. En dehors de toute comparaison, cette communauté se distinguait par les rapports harmonieux et sobres qu’entretenaient les habitants.


Les premiers contacts sont toujours très importants, mais ils s’opèrent forcément dans une périphérie limitée. Je fis des séjours dans des familles, au poste, sur la côte et des visites dans les territoires de chasse de l’intérieur et du littoral. Le reste du temps, il me fut possible de vivre dans la maisonnette du garde-chasse qui ne l’occupait nullement, étant absent de la place. Edith Louttit partageait notre modeste demeure, me servait d’interprète, d’exégète des us et coutumes et d’amie. Aussi, ai-je pu entretenir des liens étroits avec des membres de sa parenté, ses amis et ses voisins ; enfin, je faisais de fréquentes visites, chez les groupes de voisinage, participais aux fêtes, en particulier chez les Spencer, une famille métisse dont les membres interprétaient au violon, avec un talent exceptionnel, des reels écossais tirés du folklore que leurs ascendants des Orcades leur avaient légué, et je recevais les visiteurs qui s’arrêtaient pour bavarder, apporter des mets traditionnels, jouer aux cartes et boire du café. La cabane était éclairée par des lampes à huile et chauffée avec un poêle à bois ; de plus, sans eau courante, il fallait puiser l’eau en portant un seau retenu par un joug frontal, descendre et remonter un talus abrupt avant d’atteindre la rivière, et l’hiver découvrir une ouverture dans la glace de sorte qu’il arriva fréquemment que Roderick Hérodier, le neveu d’Edith et fils d’Ernest 554, le fît à ma place, non par plaisir mais par compassion, car c’était là essentiellement un travail de femme, ne manquait-il pas de souligner après que j’eus essuyé des échecs répétés. Trois chiens de traîneau, que j’avais adoptés à titre temporaire, appartenant à mon voisin George Snowboy, complétaient la maisonnée.

Des contacts étroits et suivis restèrent limités à une partie de la population, mais s’élargirent compte tenu des liens de parenté entre les gens. Fort George comptait plus de 1 000 habitants et la topographie de l’île était telle que le poste était composé de trois groupes principaux : Cris de l’intérieur (Noshemiwe-Eeyou), Cris de la côte ) Winepiko-Eeyou ) et Inuit.

Quant aux fréquentations avec les Blancs, je les avais limitées par souci d’indépendance. Sachant que mes séjours étaient passagers, je me figurais que mieux valait rester marginale face à leur nombre limité, nonobstant varié avec les Canadiens anglais anglicans ou évangélistes et les Canadiens français catholiques qui formaient des coalitions d’intérêt, tout en coopérant le cas échéant.

L’étude fut menée en plusieurs étapes : sur le terrain, une partie de l’été et de l’automne 1963, l’automne 1965 et de l’hiver 1965-1966 ; et en bibliothèque.

À l’époque où je poursuivais ma recherche, on ne possédait pas de publications sur Fort George. Des visiteurs y étaient bien passés de la fin du XIXe au début du XX: les géologues A. P. Low et C. K. Leith, les botanistes Ernest Lepage et Arthème Dutilly en 1943 avant d’y retourner en 1950 et explorer en partie la rivière Roggan et La Grande ; le cinéaste Robert Flaherty, et plus tard, successivement les anthropologues Regina Flannery, John M. Cooper, John J. Honigmann ; on repère le nom de Fort George et ses variantes dans nombre d’ouvrages, notamment chez Frank G. Speck, Charles Elton, Lucien Turner, mais personne jusque-là n’avait écrit une monographie sur le poste. D’où l’impossibilité de se servir de l’outil comparatif qui aurait renforcé la validité diachronique ou la valeur synchronique de mon exposé.

L’observation participante, la parole des interlocuteurs témoins des événements passés, les réflexions des habitants, des missionnaires catholiques et anglicans, et la comparaison de travaux ethnographiques réalisés dans un milieu analogue, comme ceux d’Edward S. Rogers 555, ont comblé la discontinuité.

La consultation des archives fut d’un secours essentiel : les journaux des chefs de poste de la Compagnie de la Baie d’Hudson qui se sont succédé à Fort George ; les écrits des missionnaires de la Church Missionary Society dans la région et, à partir de 1903, ceux de Revillon Frères dont, entre autres, les carnets du capitaine Mallet. Cependant, comme la censure prédominait dans les années 1960, la Compagnie de la Baie d’Hudson à Londres autorisait la transcription de notes au crayon de ses archives jusqu’en 1870, que la libraire vérifiait à la sortie. Aujourd’hui, les archives sont au bureau de la Compagnie à Winnipeg avec microfilms aux Archives publiques du Canada où on peut les consulter plus librement, sinon entièrement.

Leur lecture, souvent monotone, semblable à un livre de comptabilité, outre les affaires à traiter, rapportait les allées et venues des autochtones : ceux qui étaient passés, ceux qui étaient repartis, ceux qu’on attendait, et, de manière régulière, ceux qui devaient rembourser en peaux de fourrures les provisions et les marchandises qui leur avaient été avancées. Une lecture éclairante qui posait d’emblée la question de l’endettement des chasseurs, différente de ce qu’aurait dû être une économie de troc. Tout en lisant et en déchiffrant, apparaissaient des passages exceptionnels : les querelles entre Thomas Adler, de la Compagnie de la Baie d’Hudson, et Duncan McDougall, de la Compagnie du Nord-Ouest, qui prenaient, de 1803 à 1807, un caractère burlesque ; la nature rebelle de George Atkinson, un Métis lié aux Cris, qui en 1822, indigné que la valeur des fourrures sur le marché de Londres dépasse de loin celle sur le marché local, proposait avec succès aux autochtones du littoral de faire la grève de la chasse. Ou encore l’arrivée inédite et flamboyante à Fort George en avril 1839 d’un Inuk, dit l’« Aventurier », lequel était suivi en mars 1840 par une importante délégation composée d’Inuit disposés à faire commerce pour le bonheur de Thomas Corcoran, le marchand en résidence.



Quant à Revillon Frères, cette société parisienne ayant exploité le poste au début du XXe siècle, il me fut impossible de consulter ses archives bien que Charles Elton, qui en avait eu l’occasion, répondit à mes lettres ; en attendant, Madame Revillon eut l’amabilité de me recevoir lorsque j’étais étudiante et de m’offrir, outre quelques livres, des photos, dont celle de Gaston Hérodier qui dirigea le comptoir à Fort George, que je m’empressai de remettre à son fils Ernest, qui n’avait jamais connu son père ; en tout état de cause, je dus attendre février 1981 pour que Daniel Lebard, le nouveau P.-D.G. de Revillon, m’autorise par écrit à photocopier celles qui restaient au sous-sol de son magasin, rue La Boétie, de sorte que j’ai pu les remettre en contexte. Leur lecture, en passant, révèle l’étendue des exploits et des aspirations de la société française qui, sans la Grande Guerre et le krach de 1929, aurait peut-être réussi à contrôler l’empire circumnordique et asiatique qu’elle comptait établir. À Fort George, les problèmes posés par la cohabitation avec la Compagnie de la Baie d’Hudson et le missionnaire anglican, le révérend Walton qui était farouchement opposé aux Français et encore plus au capitaine Mallet, étaient surtout d’ordre tactique. Comment s’attirer les faveurs des chasseurs autochtones, sinon en leur offrant des marchandises nouvelles et de bonne qualité ?

Témoin de l’idéologie des années 1960 pendant lesquelles l’odieux de l’oppression des peuples est dénoncé, influencé par le discours sur les « damnés de la terre », sur le pouvoir et la domination de l’« homme blanc », le texte apporte nécessairement une composante idéaliste. Encore faut-il souligner, entre-temps, que ces notions déployées autrement par le vocabulaire actuel n’ont pas perdu de leur résonance. Dans cet esprit, la pauvreté et l’exploitation n’en restent pas moins trop réelles au pays, où certains autochtones dans les réserves vivent dans l’inconfort, subissent un environnement dont la destruction est évidente à l’œil nu et souvent d’une violence inouïe. Deux exemples suffiront. Ici, celui de Schefferville, dont j’ai été témoin, ville établie en territoire innu qui fut le théâtre à la fin des années 1950 de l’exploitation à ciel ouvert du minerai de fer par la Compagnie Iron Ore et qui fut fermée au début des années 1970 ; malgré sa promesse de réparation, après avoir démoli la ville y laissant un noyau de maisons à l’usage de quelques familles, la Compagnie abandonna derrière elle des cratères immenses où continuent de s’accumuler les eaux polluées. Là, celui de Fort McMurray et des environs, en Alberta, où des consortiums exploitent les sables bitumineux pendant que les autochtones assistent à la destruction irrémédiable de leur milieu et témoignent de transformations tératologiques sur la faune aquatique, sans parler de maladies qui les affectent. Par un effet de retournement, les postulats avancés dans mon travail, qui auraient pu paraître déraisonnables avec le temps, sont au contraire plus vrais que jamais tandis que leur mise en œuvre assure du triomphe de la gloutonnerie.



Pour terminer, je présente seulement la première partie de ce qui fut originalement une thèse de doctorat, et qui a été transformée comme je l’ai indiqué, et non la seconde partie pour la bonne raison qu’elle établit les noms des habitants, la composition des logis, la topographie, des éléments qui ont un intérêt direct pour ceux de Fort George qui vivaient dans l’île et pour ceux de la nouvelle communauté de Chisasibi reconstruite sur une rive opposée.

L’écoumène dans la région de Fort George en fait un endroit remarquable où les paysages s’offrent dans leur pluralité. La relation binaire entre le littoral, qui s’ouvre sur une mer profonde, et la forêt toundrique, qui se transforme tout en s’enfonçant dans l’hinterland, crée des éléments de démarcation et structure les activités saisonnières de la population.

Mais de nos jours, la situation s’est métamorphosée de manière spectaculaire : les travaux hydroélectriques à la baie James notamment sur la Grande Rivière ont suscité un nombre considérable de travaux en ingénierie sociale, technique, architecturale et économique. Ils ont également conduit à la signature du traité de « La Convention de la Baie James et du Nord québécois » en novembre 1975 entre le gouvernement québécois, les Cris et les Inuit. De même, le Grand Conseil des Cris, au pouvoir politique redoutable, préside aux destinées de son peuple.




Tableau I – Fourrures expédiées à Québec en
en 1964-1965 et1965-66

Espèces

État du Québec

Fort
George

Poste de
la Baleine

Paint-Hills

Prix ($)

1965-66

1964-65




1965-66

1964-65

castor

53,930

73,390

1,421

267

1,098

$19.00

$15.00

rat musqué

103,835

176,489

1,754

317

1,511

2.80

1.60

phoque

24,356

24,151

65

3,694

22

8.00

15.00

vison

9,920

16,475

137

103

-

18.00

17.00

martre

8,557

6,858

27

12

-

16.00

10.00

lynx

4,545

5,662

81

1

-

45.00

17.00

loutre

3,394

3,922

128

136

29

35.00

30.00

renard rouge

3,078

3,708

7

13

8

12.00

7.00

renard argenté

95

61

1

1

-

45.00

20.00

renard blanc

927

11,551

2

11

-

25.00

15.00

renard croisé

196

318

1

1

-

17.00

7.00

pékan

2,616

2,408

-

-

-

20.00

13.00

ours

671

237

3

1

-

35.00

15.00

ours blanc

52

17

-

-

11

150.00

90.00

loup

195

110

-

-

-

15.00

12.00

mouffette

82

132

-

1

-

00.50

00.30

belette

16,132

18,648

261

192

165

00.80

00.75

écureuil

5,676

8,858

731

254

682

00.30

00.25

carcajou

1

-

-

-

-

40.00

-



1 La Pensée sauvage, Plon, Paris, 1962, p. 222.

2 Le terme Cris : dans l’original, nous avions conservé le neutre à la graphie de Cris, contrairement à l’usage répandu de le modifier selon le genre. La confusion entre les Cris (autochtones) et les cris (nom) existe qu’elle soit au pluriel ou au singulier, de même que Crise par rapport à crise, ou crie du verbe crier, d’où ce peuple ne tire absolument pas son étymologie. L’anglais a facilité la distinction en écrivant Cree pour désigner la grande nation algonquienne qui va de la baie James aux Plaines.




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