Pierrette Paule Désy, Fort George, baie James. Une ethnohistoire… (2014)



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Préambule

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Les événements que nous avons décrits dans les chapitres précédents portent les prémisses de modifications sous l’action de phénomènes institutionnels, sans pour autant annoncer la tourmente dans laquelle la société tout entière fut plongée au début des années 1970 lorsque Hydro-Québec entreprit des travaux en amont de la Grande Rivière.

Semblables à un palimpseste, de nouveaux éléments autrement provocateurs ont continué à se réinscrire avec une étonnante régularité chronologique. Néanmoins, le bouleversement le plus indubitable reste la construction par Hydro-Québec de grands barrages sur la Grande Rivière, qui engagea des opérations logistiques dont le transfert des habitants de Fort George vers un nouveau site, Chisasibi, de crainte que l’île ne soit submergée (ce qui, en passant, n’est pas arrivé).

En tout état de cause, ces événements, qui auraient pu avoir pour effet d’affaiblir la nation des Cris, renforcèrent son pouvoir politique et économique. Aujourd’hui, on pourrait croire à la fin des retournements : or il n’en est rien puisque le Plan Nord, sur lequel repose l’exploitation des richesses minières et naturelles, prend maintenant les devants de la scène. À ce sujet, le Grand Conseil des Cris a signé un accord bipartite, avec le gouvernement, lui conférant une autonomie régionale partagée avec les Jamésiens (habitants non autochtones de la région).

Des barrages (exécutés ou projetés) sur les cours d’eau se jetant dans la baie James (Rupert, Maine et La Grande), la baie d’Hudson (Grande rivière de la Baleine), le golfe Saint-Laurent (La Romaine) au Plan Nord, en quelques décennies, le paysage septentrional se trouve investi par l'assujettissement au grand capitalisme mondial qui a remplacé le mercantilisme originel.

Photo 24. chap. 12. Carte. Québec : territoire de l’entente territoriale. Source : Gouvernement du Québec.


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Avec l’exécution du Plan Nord, des travaux majeurs seront entrepris afin de faciliter l’exploitation des gisements miniers par des compagnies internationales : entre autres, le prolongement de routes et du chemin de fer, l’approfondissement des ports à Whapmagoostui, sur la baie d’Hudson, et à Kuujjuaq, sur la baie d’Ungava, pour permettre le mouillage en eau profonde des cargos minéraliers.



Suite jusqu’en 1970

Les années passant, d’un comptoir qui servait les chasseurs venus régler leurs affaires, Fort George devint un village permanent. Graduellement, les postes de l’intérieur furent fermés, les francs-tireurs plièrent bagages, les chasseurs de l’hinterland se rallièrent autour du village pendant l’été tandis que, de l’extérieur, grandissait l’écho d’innovations techniques et se propageait la rumeur de programmes gouvernementaux ; les unes et les autres ne tarderaient pas à être introduits ou exécutés pour le meilleur et pour le pire. Cependant, les territoires de chasse continuèrent d’être fréquentés ; la chasse aux oiseaux migrateurs printanière et automnale, dont on a beaucoup parlé dans les chapitres précédents, demeura évidemment, avec la pêche, une constante. À cet égard, si, les innovations techniques altèrent l’aspect extérieur d’une société, sa dynamique continue d’être marquée par un consensus symbolisé par les représentations collectives. Représentations qui créent une solidarité entre les familles étendues habituées à collaborer et à partager des biens communs, notamment dans les territoires de chasse.

Cela étant, des modifications, d’abord échelonnées dans le temps, vinrent à se déployer avec rapidité en l’espace de quelques décennies. Dès lors, l’ordonnancement du monde amérindien sera soumis nolens volens à des influences fulgurantes. Un phénomène incontestable et souvent inéluctable qui touche tout autant et à divers degrés les peuples dans le monde.

Pour mémoire, signalons quelques repères à caractère innovateur, sans présumer nécessairement de leur qualité exemplaire.

Vers 1930, l’avion révolutionne les moyens de transport dans la région ; des liaisons par les routes de l’air sont établies peu à peu entre le Sud et le Nord 534. Il est utilisé pour expédier le courrier et les colis, évacuer les malades et transporter [212] prospecteurs, fonctionnaires et habitants. Ceux qui atteignent le sud de la baie pourront à Moosonee prendre le train, inauguré en 1932.

Déjà en août 1931, les habitants de Moose Factory avaient reçu d’illustres visiteurs : Anne et Charles Lindbergh y faisaient escale alors qu’à bord d’un Lockheed Sirius, ils tentaient d’établir une liaison commerciale de New York à Tokyo 535. On peut voir une photo de Lindbergh en compagnie d’un agent médical et d’Isaac Muckmagit, un jeune Inuk de Port Harrison [Inukjuak], qui a été ramené à Moose Factory pour soigner une fracture au bras.

Le 18 mars 1932, deux avions, un Fairchild G-CAIW et un Junker CF-ATF, venant de Moosonee en direction de Grande rivière de la Baleine, survolent Fort George pour la première fois cependant que des sacs postaux sont largués du haut des airs. Une occasion pour le père Couture, à la tête de la mission catholique depuis peu, de se rappeler la vive excitation produite par leur apparition sur tous les habitants 536. Au retour, le 24 mars, les avions se posent à Fort George où « deux passagers sont embarqués, un prêtre et un malade. À leur arrivée à Moosonee, après un vol de deux heures un quart, les hommes avaient peine à croire que leur voyage était terminé tant ils sont accoutumés à parcourir ces lieux qui prennent d’une semaine à dix jours 537. »

L’avion servira les Blancs et les habitants à divers titres : fonctionnaires, missionnaires, élèves inscrits dans les pensionnats 538, patients admis dans les hôpitaux ; par la suite, vers 1960, des chasseurs louent les services d’un pilote de Cessna ou de Beaver pour les transporter en de lointains territoires ou y apporter des ravitaillements en supplément au milieu de l’hiver [photo]. Au cours de la saison 1965-66, un fonctionnaire, lors d’une tournée, les incita à se rendre sur leurs territoires en canot plutôt qu’en avion, et, ce faisant, leur promit le double de rations. Plutôt que de suivre ce conseil, des chasseurs vinrent rendre l’intégralité de leurs rations, préférant s’en passer et payer leur transport en avion sur leur territoire 539.

En outre, le monde extérieur se déploie sur les communautés septentrionales qui, jusque-là, avaient entretenu avec lui des relations fragmentaires accompagnées d’opinions contradictoires de la part des Blancs, chez qui la subtilité n’était pas toujours à l’œuvre. Après avoir été instruites par des intermédiaires dont les [213| rivalités de clocher (religieux, commercial, linguistique, peu importe) exacerbaient les sensibilités, ces communautés s’en distancieront. Enfin, au téléphone et à la radio s’ajoutera la télévision pourvu, dans ce cas, que l’électricité soit installée à partir des années 1970.

Les relations interethniques étaient souvent ponctuées par des codes élaborés par les Blancs à partir d’une convention censée asseoir leur autorité, sous prétexte qu’ils détenaient les cordons de la bourse. Convention que Rousseau, dans « De l'inégalité parmi les hommes », exprimait en ces termes : « Celle-ci consiste dans les différents privilèges dont quelques-uns jouissent au préjudice des autres, comme d'être plus riches, plus honorés, plus puissants qu'eux, ou même de s'en faire obéir ».

Quoi qu’il en soit, elles étaient empreintes de paternalisme typique du colonialisme. Si un autochtone rendait visite à un Blanc, il pénétrait souvent chez lui par une porte secondaire où, chapeau à la main, il devait attendre, le bon vouloir de son hôte. Les Blancs appelaient les Cris « nos Indiens », une expression obsolète, de nos jours, qu’il ne serait pas bon d’utiliser, ce qui autrement dit n’empêche pas les préjugés plus difficilement indéracinables.

Mais les autochtones n’étaient pas dupes, non seulement ceux qui poursuivaient leur mode de vie, mais aussi ceux qui avaient visité le sud du pays et s’étaient rendu compte de la différence, parfois fondamentale, entre la mentalité qui régnait d’un endroit à l’autre.

Le gouvernement fédéral, alors que la population nordique relevait de son administration, s’était peu manifesté, sinon pas du tout, finit par prendre des mesures économiques 540 : rations distribuées aux familles, aide aux mères nécessiteuses, allocations familiales, pensions de vieillesse. Dans le village, des familles abandonnent les tentes pour des maisonnettes, un signe de sédentarisation lequel constitue assurément un paradoxe, puisque fréquemment les familles, installées une grande partie de l’année dans un territoire, vivent dans une habitation plurifamiliale en bois où elles retournent d’une saison à l’autre.

La chefferie, qui revêtait un caractère transitoire articulé autour de la personnalité, prend des grades administratifs. En effet, chez les chasseurs-cueilleurs, un chef détenait des pouvoirs aussi longtemps que, par ses connaissances [214] territoriales et son habileté à repérer les sources alimentaires, par sa bénévolence, sa générosité et sa vigueur, il servait les intérêts communs, sinon il était remplacé.

Le chef élu joue un rôle de négociateur entre son peuple et les fonctionnaires. C’est lui, par exemple, de concert avec les conseillers —ceux qu’on appelle les « petits chefs »—, qui décident des besoins en secours matériels et de leur distribution. D’après la Loi sur les Indiens « … le conseil d’une bande…se compose d’un chef ainsi que d’un conseiller par cent membres de la bande, mais le nombre de conseillers ne doit pas être inférieur à deux ni supérieur à douze. Nulle bande ne doit avoir plus d’un chef 541. » Les pouvoirs du conseil sont définis par la loi, et leur exercice est sanctionné par l’intermédiaire du bureau local des Affaires indiennes (sis en général à des centaines de kilomètres, sinon plus). C’est donc dire qu’à toutes fins utiles, le chef et les conseillers n’ont pas de liaisons directes avec le gouvernement central, mais sont subordonnés à la hiérarchie, processus qui ralentit singulièrement toutes décisions.

Ainsi défini, le chef légal a du pouvoir à condition d’avoir les moyens de l’exercer et, comme il n’est pas élevé à cette fonction par la tradition, il lui arrive de remplis des mandats qui ne font pas nécessairement l’unanimité et dont l’application est souvent source de critiques à son endroit. Cette définition a été dépouillée de son sens initial car, aujourd’hui, le chef et les conseillers possèdent des moyens financiers et un pouvoir politique autrement plus puissants.

À Fort George, le gouvernement fédéral se fera mieux connaître à partir de 1948, époque où débute la distribution des rations 542. La Compagnie de la Baie d’Hudson perd par le fait même sa domination tout en gardant sa fonction d’entreprise commerciale avec son magasin général et l’achat de pelleteries. Les missions, surtout la mission anglicane, du fait de l’allégeance des autochtones, bénéficieront d’avantages sociaux et de subsides ; aux anglicans et aux catholiques viendront se joindre en 1962 les évangélistes. Enfin, pour faire contrepoids au gouvernement fédéral, qui semble vouloir occuper tout l’espace, en 1964, la Direction générale du Nouveau-Québec 543 envoie un délégué à Fort George cependant que le ministère des Affaires indiennes compte à Val d’Or en Abitibi un agent qui, tout en étant craint lors de ses rares visites, commandait peu de respect 544.

[215]


En fin de compte, le gouvernement fédéral s’emploie à déconstruire des zones que les mouvements de population avaient établies en délogeant les Inuit qui s’y étaient aventurés. (De 1953 à 1955, pendant la guerre froide, la souveraineté de l’Arctique en péril aux yeux du gouvernement fédéral, il trouvera la parade en exilant des Inuit d’Inukjuak, sur le détroit d’Hudson à Grise Fjord, dans l’île Ellesmere, une façon de planter un drapeau afin d’affermer la possession d’une terre 545.)

Dans la baie James, des Inuit qui vivaient à l’île Cape Hope, en face de Wemindji, sont expulsés vers Grande rivière de la Baleine, tandis qu’à Fort George, un petit groupe réussit à s’y maintenir 546. Bientôt, les Cris qui vivaient à Grande-Baleine sont dépassés en nombre par les Inuit et, vu les affinités et les liens de parenté avec ceux de Fort George, les gens vont et viennent constamment de sorte que certains d’entre eux, qui sont inscrits au premier endroit, selon le recensement officiel des Affaires Indiennes, relèvent en réalité du second.

À propos des contacts culturels, Margaret Mead dans une monographie d’un village amérindien omaha, écrivait : « … plus le changement est rapide et complet, plus il y a de chance qu’un peuple reste individuellement intact, et que la culture soit transformée plutôt que brisée. C’est un changement lent, inégal et fragmentaire qui produit ce genre de destruction de la personnalité humaine » 547. Cette hypothèse ne s’applique pas vraiment dans le cas qui nous occupe, lequel est fort complexe et antinomique, car si les innovations à partir des années 1970 se sont enchaînées avec rapidité, elles avaient pour conséquence l’irruption d’un ensemble d’activités marquées par un monopole industriel et hautement technologique, ce qui a priori n’avait rien à voir avec le mode de vie empreint par la tradition, en dépit de l’exploitation que nous avons décrite.

En effet, les contacts antérieurs existaient sur un mode différent impliquant des métamorphoses et des accommodations, tant sur le plan culturel que sur le plan écologique. Les changements résultent de facteurs nés tout autant sous la pression institutionnelle, la dégradation de l’écosystème que d’un libre choix. De la même manière, le refus de les adopter se manifeste quand les fondements économiques ne sont plus menacés. En songeant aux Naskapis de Fort McKenzie 548 qui n’eurent jamais de territoires de chasse organisés, et qui continuèrent à chasser le caribou tout en piégeant à l’occasion des animaux à fourrure, on pourrait se poser la [216] question suivante : si le caribou avait été abondant sur le versant ouest de la péninsule, les Cris de cette région auraient-ils adopté les nouveaux processus différemment ? Il est permis de le suggérer pour les autochtones de l’intérieur, qui se sont installés à Fort George progressivement. Par ailleurs, les autochtones riverains, ayant subi depuis le XIXe siècle des influences extérieures, étaient mieux informés et en conséquence critiques des formes gouvernementales.

Les chapitres précédents ont montré qu’il y avait eu une réadaptation écologique, que les contacts d’abord sporadiques et à la longue suivis, ont engendré de nouvelles expériences qui ont réinvesti les traditions plutôt que de les effacer.

Lorsque les privations économiques se sont succédé à un rythme impressionnant, que toute une collectivité a vécu dans des conditions appauvrissantes face à une société eurocanadienne prospère, que les dispositions appropriées n’ont pas été prises, que tout indique qu’il n’y aura pas de transformations radicales de la part des responsables, alors on peut supposer que la situation ira en s’aggravant à moins d’un coup de théâtre. C’est de cette manière que je me refusai à écrire une conclusion à ma thèse originale —ce qui me valut des reproches—, car tout en ignorant le futur, n’étant pas devineresse, il me semblait évident, dans la conjoncture idéologique des années 1960, que les choses ne pouvaient plus continuer de la sorte. À Fort George, le gouvernement faisait n’importe quoi, c’est-à-dire prodiguait de conseils le plus souvent impraticables, sans se soucier des besoins les plus élémentaires, telles que des maisons décentes. Un homme, dont la famille vivait sous la tente, s’exprimait ainsi :

They can burn this shack when I go. I’m gonna have real windows, a floor like at the old Father’s, no old rags to stop the wind, and now I’m gonna have electricity, running water and a bathroom. Don’t you see, I don’t really want those big white houses, but a little one with four rooms: one for my little girl, one to sleep, one to eat, and one to work 549.

Le prix des peaux n’était guère élevé : un jour un chasseur nous montra une peau de belette pour laquelle il avait reçu 0,50 cents. Que pouvait-il faire ? Idem pour les peaux de castor qui se vendaient à petit prix. Si elle valait parfois quinze dollars, il n’était pas rare qu’en en donne seulement cinq.

Ce bouleversement est survenu comme chacun le sait lorsque Hydro-Québec entreprit ses travaux sur la Grande Rivière ; des accords historiques furent signés [217] entre le Grand Conseil des Cris et le gouvernement. Dès lors, le champ dans lequel se déployaient les sujets dont nous avons parlé appartient, non pas tant au passé, mais à un autre temps qui s’est effacé pour être remplacé par une structure différente.

Le pouvoir politique et financier, dont jouit le Grand Conseil des Cris, devrait s’étendre aux autres Premières Nations de manière égalitaire. Car, les Inuit, les Algonquins, les Naskapis et les Innus sont tout autant concernés par l’exploitation des ressources énergétiques et minières de leurs territoires.


Photo 25. chap. 12. The captain. « The Captain », fragment d’un navire, ainsi nommé par les Cris. Îlot, littoral de la baie James. © P. Désy. [En 1903, l'Eldorado, un navire de Revillon Frères s'échoua non loin de Fort George. Les occupants déchargèrent une partie du cargo sur un îlot (Loon Island).]
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Tableau II – Rations d’une famille de deux adultes et trois enfants
(environ 150$ de 1965 550)

Quantité

Produits

Prix ($)

90,7 kilos

farine

21.90

70 kilos

sucre

21.24

6,8 kilos

thé

20.07

16,3 kilos

lard

10.98

54 boîtes

lait condensé

13.31

3 boîtes

sel

1.05

8 paquets

levure

5.52

2 sacs

pomme de terre

0.90

14 sachets

soupe

5.19

12 boîtes

fève au lard

2.62

1 paquet

haricots

0.55

5 paquets

riz

1.50

2 boîtes

macaroni

0.58

2 paquets

spaghetti

0.98

4 boîtes

viande

2..80

1 boîte

pâté de viande pour tartines

0.74

2 paquets

saucisses fumées

1.26

1 boîte

saucisses

1.40

2 livres

beurre

1.80

2 douzaines

œufs

2.38

4 sachets

raisins secs

1.88

8 pots

confitures

5.92

2 boîtes

pêche (conserve)

1.02

2 boîtes

fruits (conserve)

0.94

2 boîtes

pommes (conserve)

1.24

2 pots

mélasse

0.74

6 paquets

biscuits

4.14

2 paquets

tabac

2.50

48 boîtes

allumettes

1.20

36

bougies

2.34




divers

8.55

Total = 147.26

Photo 26. p. 220-1. Avion de ravitaillement 2. Des familles louent les services d’un pilote de Cessna ou de Beaver pour les transporter en de lointains territoires ou y apporter des ravitaillements en supplément au milieu de l’hiver. Ici la piste a été balisée afin de permettre au pilote de se poser. Photo P. Désy, territoire de chasse sis dans la région du lac Bienville.
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Photo 27. p. 220-2. Extérieur du campement. Abri faisant partie du campement général aux environs du lac Bienville. © Photo P. Désy.

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OUVRAGES, ARCHIVES ET RAPPORTS




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