Le pavillon blanc



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Généalogie et Histoire de la Caraïbe numéro 123 : Février 2000 Page 2761

né le 4 février 1774 à Brest, mort le 1 novembre 1845 à Saint-Pol-de-Léon, épouse le 22 janvier 1806 Félicité Marie Le Guales de Lanzeon.

A l'âge de 5 ans, il alla visiter avec sa mère le commandant du Couëdic - après le combat de la Surveillante le 6 octobre 1779 - sur son lit de mort en l'hôtel la Landelle, séparé de celui de Courcy par la place du Champ-de-Bataille (Brest).

M. de La Pérouse voulut l'emmener avec lui en 1785 pour le Pacifique mais Armand était depuis 1783 élève à l'école royale militaire de Rebais, près de Coulommiers, dirigée par des chanoines Prémontrés, d'où il fut envoyé au collège de la Marine à Vannes.

Nommé garde de la marine en 1787, il embarqua 6 mois sur la corvette d'instruction la Bayonnaise, commandée par M. de Capellis. Il s'embarqua à Lorient le 30 octobre 1787 sur la Dryade, commandée par son oncle le chevalier de Kersaint.

Voici des extraits du récit fait plus tard par son fils :

"La Dryade devait naviguer conjointement avec le brick le Pandour, ayant pour commandant le chevalier de Gras-Preville et pour second M. Magon de Saint-Elier (depuis contre-amiral, tué à Trafalgar en 1805) [il s'agit en fait de son frère Charles-René Magon de Medine, fils tous les deux du gouverneur des îles de France et de Bourbon, René Magon] avec mission de faire des observations hydrographiques, et de ramener au roi de Cochinchine [Nguyen-Anh devenu Gia-Long] son jeune fils [Canh], venu en France sous la conduite de M. Pigneau de Behaine [évêque d'Adran], pour implorer le secours de Louis XVI contre des sujets rebelles. La Dryade après avoir relâché successivement à Madère, au Cap de Bonne-Espérance, à l'Ile de France (où mon père fut accueilli par son oncle le marquis de Courcy) et à l'Ile de Ceylan, mouilla à Pondichéry au mois d'août 1788 et y débarqua le jeune prince cochinchinois et sa suite que le gouverneur de Pondichéry fit escorter jusqu'à Poulo-Condor [Pulo Condore], au sud de Saïgon, pour rejoindre son père".

"Les deux navires appareillèrent de Pondichéry pour se rendre [...] à Manille où M. de Richery, enseigne de vaisseau, commandant la flûte le Maréchal de Castries leur donna des nouvelles du passage de La Pérouse au mois d'avril 1787".
L'élève de Courcy fut chargé de la rédaction du Journal de bord par le commandant de Kersaint.

La Dryade mouilla en rade de Lorient le 26 avril 1790.

Attaché quelques mois à l'escadre du comte d'Albert de Rions sur le vaisseau le Patriote.

En janvier 1791, Armand, élève de première classe, quitte Brest à bord de la Didon pour les Antilles avec la division du chevalier Mascarene de Rivière (voir ci-dessus).

Désigné en décembre 1800 pour s’embarquer sur la flotte de l’amiral Gravina, mouillée en rade de Brest, Potier de Courcy partit pour la France, muni d’un passeport visé à Madrid le 30 nivôse an IX par Lucien Buonaparte, ambassadeur de la République alliée dans le moment à l’Espagne. En 1802, Armand démissionna du service d’Espagne.

(Sources : Relation d’Amand Potier de Courcy; Mr de Méhiut fournit des renseignements écrits à Pol fils d’Armand; Relation de M. de la Pasture de Verchock; article Rivière dans la Biographie bretonne de Levot; A.N. BB4 11 - BB4 13 - BB4 26 - BB4 5 - BB4 12 - C7 277 - C7 193 - C7 108 - C7 165 - C7 278)
Armand rentra à Lesquivit le 1er mars 1801.

La famille s'établit rue de Ploudiry à Landerneau à la mort de M. Le Guales, son beau-père, en obtenant par l'entremise de M. de Caffarelli, lieutenant de vaisseau en 1786, devenu préfet maritime à Brest, la place de percepteur des contributions pour le canton de Ploudiry.

A l'occasion du triomphe de la rentrée du roi Louis XVIII à Paris le 3 mai 1814, Armand de Courcy, au nom des anciens officiers de la Marine de Louis XVI, rédigea l'adresse suivante transmise au Roi par M. de Marigny :

"Sire,


"La Providence qui veillait sur les grandes destinées des enfants d'Henri IV ainsi qu'à la conservation du meilleur des princes, a enfin exaucé les voeux de ses plus fidèles sujets et ils bénissent à jamais le jour qui leur ramène un père en leur rendant un Roi! Qu'il soit permis, Sire, au reste éprouvé d'un corps qui ne pouvait dévier du chemin de l'honneur que ses princes légitimes lui avaient si noblement tracé, qui a toujours exposé et souvent versé son sang pour V.M., et qui ne veut rivaliser aujourd'hui que d'amour et de reconnaissance avec tous les Français, de déposer aux pieds de son trône auguste le nouvel hommage de sa fidélité, de son obéissance passive et de son entier dévouement.

"Organe trop honoré des sentiments de ces anciens officiers de votre Marine royale épars en ce moment dans le petit cercle de Brest et de Morlaix, j'ajouterai que leur plus douce récompense sera de mériter que V.M., en agréant leurs services, daigne encore les juger dans son grand coeur dignes de sa bienveillance et leur permettre de se compter toujours avec orgueil au nombre des plus zélés défenseurs de l'autel et du trône.

"De Votre Majesté, Sire,

"Les très humbles, très obéissants et très fidèles sujets."


M. de Marigny obtint pour Armand des lettres de chevalier de Saint-Louis, données le 18 août 1814 et lui remit la Croix en octobre suivant.

A la seconde rentrée du Roi après les Cent-Jours, le 8 juillet 1815, Armand préféra, à une situation avantageuse offerte par sa cousine la duchesse de Duras, sa réintégration dans la Marine.




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Révision 26/11/2010


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